J'ai fini par tirer quelque-chose de ce satané Zvorjak. Voilà un assistant qui a traîné la patte pendant les quinze années où je l'ai formé et puis qui a disparu pendant les quinze suivantes...Mais à présent son prototype est devant moi et j'éprouve de la fierté ; dans son système de propulsion, les gradients de flux sont libres et le décrochage des unités-mères est assymétriques. Précisément, c'est ici que je salue le génie du garçon puisqu'afin de tirer tout le potentiel de cette configuration faiblarde, voire boîteuse, Zvorjak a relié les convertisseurs à l'aide d'une rangée de champollions en titane dont les pétales sont...percés. Oui, c'est tout simple ! Et beaucoup seront tentés de dire qu'ils l'avaient envisagé, mais mon Zvorjak l'a fait ! C'est en considérant ce genre d'initiative, déconnectées des courants de pensée et absolument hors-tout formatage, que je reconnais sans peine un de mes disciples.
dimanche 24 février 2008
jeudi 21 février 2008
Les Bivouaquins de Zeno et Verger.
Je repense souvent au Bivouaquin à gaz du génialissime Achille Zeno. C'étaient les premières turbinettes individuelles. J'étais enfant et je regardais mes tantes se chamailler et virevolter autour du clocher. Ma mère ne venait pas car elle n'avait "pas besoin de se montrer et que tout le monde la regarde..! " Aucune mode d'aucune sorte n'a jamais eu d'emprise sur elle.
Aujourd'hui, on fait ses courses sur Saturne ou Rigel, on scolarise ses enfants du côté d'Andromède et j'ai conçu la plupart des engins qui rendent cela possible. Pourtant, je n'ai jamais eu la sensation d'avoir dépassé, ni même égalé ces fabuleuses machinettes des dimanches...
mardi 19 février 2008
"LES KRAKOLIENS NOUS ATTAQUENT..!"
L'implantation d'un ascenseur vers Proxima du Centaure semblait devoir être un chantier colossal, hors-normes...On parlait d'un projet d'ordre philisophique, quasi-mystique.
Pour ma part, hormis un problème d'écoulement sur les vérins pneumatiques (rapidement corrigé), je n'ai vu là rien de bien palpitant.
Depuis la publication de mes travaux sur la notion de photon liquide, et surtout leur mise en séquence ; ces très longues distances ne sont plus guère un problème. Des expressions désuètes comme "années-lumière" ou "des millions et des millions d'années-lumière!!! " ne sont employées que par les télésoldats pour ferrer le client. L'aventure du pilier n°911 n'est rien d'autre qu'une illustration de cette technique de vente : environ 6000 piliers, répartis sur 200 planètes, constituent la première rangée d' amarrage de la structure. Le pilier n° 911, qui se trouve sur Jupiter ( ou sur Europe), enfin par là, a été l'objet d'un accident de la circulation sans conséquence et d'une banalité à pleurer (photo)...je vous laisse juge du ramdam médiatique qui ne finissait plus !
lundi 18 février 2008
Le Stupéon
"Les balises de Hook présentent , en fin de course, une très brève tolérance à la spiruline. J'ai cependant pu observer que cela est insuffisant pour se greffer...à moins de forcer le protocole d' amarrage : je préconise vivement cette dernière option qui se révèle efficace et raisonnable. Non seulement cette manoeuvre ouvre un accès direct vers la tête de turbine, mais surtout, les îlots d'ions neutres ne sont pas chahutés et l'écartement des boucliers demeurre. Pour verrouiller l' accès, il suffit de répéter la procédure, purges fermées."
C'est à peu près en ces termes que j'ai exposé, à Durban, ce qui allait devenir "la théorie des ponts". Le Stupéon des professeurs Giniart et Altraviek fut le premier avion à bénéficier de ce procédé qui permet à tout appareil lancé en vitesse lumière de s'immobiliser dans un laps de temps qui oscille entre 0,92 et 0,97 seconde.
mardi 12 février 2008
Le Phaétan de Likoviev
Mon éminent confrère Likoviev se trouva bloqué dans ses recherches sur la propulsion du Phaétan. Ses quelques 200 spécialistes étaient à la même enseigne et tournaient en rond du matin au soir. J'ai donc reçu son appel à ce moment là.
Il m' a fait parvenir les plans et dès que j'en eu parcouru les premiers feuillets, la solution se présenta à moi.
Le professeur Likoviev avait opté pour 4 nano-propulseurs Tasch-Derlet, or je savais que dans ces ensembles, les colonnes de flux se tournent le dos. J'ai donc intégré un double système d'entame couplé à chacun des arbres arrières ; dès sa première sortie, le Phaétan accrochait l'orbite de Jupiter.
Je ne suis pas un fanatique des titres honorifiques et autres distinctions, c'est pourquoi je n'ai pas souhaité que mon nom fut associé à cette aventure. A vrai dire, j'étais déjà fort occupé par l'implantation de l'ascenseur vers la Proxima du Centaure.
lundi 11 février 2008
La Virevoltine de Küchner
Lorsque le Commandor Küchner décida d'en finir avec les peuplades sauvages qui vivent sous l'équateur, j'en fus le premier informé puisque je trouvais sur le pas de ma porte, sa ministre du culte et de la guerre Béa Schelle.
Je me mettais immédiatement au travail. La Virevoltine de Küchner est un transporteur. Ma théorie sur les cônes antagonistes a trouvé ici sa première application et grâce à elle, j'ai pulvérisé tous les records en terme de volume embarqué : la Virevoltine [dont les lignes évoquent le Zeppelin, ou un grain de riz géant si vous préférez] est conçue pour contenir 400 canons au mercure, 35 bombardiers , 150 chars à neutron, 12 boîtes de thon. dimanche 10 février 2008
L' Aspéridienne de Bartol
C'est le premier transporteur de population à avoir abandonné le refroidissement concentrique, et c'est précisément cette attitude raisonnable qui m'a conduit à accepter de collaborer au projet.Le Duc de Bartol est un physicien qui s'est spécialisé dans les spires à empile ; il lui semblait donc évident que mes travaux sur les bobines sourdes étaient incontournables.
Ma contribution fut d'avoir transféré 80% de la portance vive vers les balcons de régulation, les deux bobines d'entame ainsi libérées ont pu venir suppléer l'arbre d'entraînement.(En gros, c'est ça.)
Bref, le résultat c'est que l'Aspéridienne atteint la vitesse lumière quasi-instantanément. Il y a un résidu de 0,02 nano-seconde ; je trouve cela tout à fait suffisant.
jeudi 7 février 2008
Libella Faectis à spiruline simple
Chacun aura reconnu l'admirable machine des professeurs Lantieri et Pleshette qui stoppa net l'armée évangélique U.S. à Poitiers.
Je cite absolument leur nom car aujourd'hui encore, un grand nombre reste convaincu que le professeur IMPORTANT est le père de la Libella Faectis, et bien je le dis tout benoîtement : Non.
Mes travaux sur les spirulines et les bobines d'entames sont évidemment dans tous les esprits et je pense que la confusion vient de là.
Qu'il me soit donc permis de laisser publiquement à mes deux amis le plein mérite de leur génie.
I am professor IMPORTANT and I approve this message.
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